Le quidditch, c’est pas sorcier…

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Harry Potter l’a inventé ? Les terriens l’on fait ! Le quidditch a désormais sa version au sol et les Titans comptent bien décoller…

 

 

Paris sur le toit de l’Europe. Le foot en rêve, le handball en rêve et maintenant le… Quidditch s’y verrait bien ! Oui, vous avez bien lu, le Quidditch, ce sport fictif tout droit sorti de l’imaginaire d’Harry Potter, est aujourd’hui un sport à part entière. Une fédération nationale est sortie de terre, une compétition nationale a été mise sur pied, et l’équipe parisienne des Titans s’est prise au jeu…

Dans la création de J.K. Rowling, des équipes de sept sorciers s’affrontent sur leurs balais volants. Le jeu comporte trois sortes de balles. Le «souaffle» est une balle rouge assez légère que les trois «poursuiveurs» de chaque équipe se passent afin de marquer à travers les trois anneaux qu’un gardien protège. Les «cognards», deux balles «ensorcelées», sont déviées par les batteurs afin de bousculer les joueurs adverses. Enfin, le «vif d’or», une petite balle jaune, est convoitée par «l’attrapeur» de chaque équipe. Sa capture déclare la fin du match et un gain de 150 points. Les matchs n’ont pas d’autres limites de temps.

Finie la fiction, place au réel. Le sport transposé sur terre s’est bel et bien créé sur les  bases imaginaires de l’histoire mais en adaptant les règles à nos réalités. Les balais sont toujours entre les jambes mais ils sont désormais des contraintes dans la progression des joueurs. Les compositions d’équipes sont en revanche les mêmes : les trois «poursuiveurs» se passent une balle pour marquer; les batteurs, à la manière d’une « balle aux prisonniers», peuvent éliminer des joueurs en les touchant à l’aide de leurs «cognards». Enfin, les «attrapeurs» ont pour mission de saisir la balle accrochée au dos de l’attrapeur adverse. Sa prise clôture toujours la partie mais ne rapporte que 40 points. En définitif, ce jeu aérien a dû s’adapter au monde «Moldu», celui des non-magiciens. «Notre sport évolue et s’oriente de plus en plus vers un sport collectif de petit terrain», assène le plus sérieusement du monde Albert, l’entraîneur parisien des Titans.FQF

Le club des Titans Paris n’est pas une exception. La fédération de Quidditch Français (FQF) compte aujourd’hui dix clubs affiliés et quinze autres en cours de création. Une fédération qui se montre à la hauteur notamment lors de la Coupe de France. Les objectifs de la fédération sonnent l’évidence : développer la discipline, attirer de nouveaux licenciés et obtenir à court terme l’agrément ministériel.

Le club est certes jeune (créé en novembre 2014) mais les ambitions sont déjà grandes. Déjà vice-champions de France en titre, les Titans prennent de l’étoffe. Emmenée par Albert, un étudiant en STAPS de 24 ans, l’équipe se retrouve deux fois par semaine dans le parc de Bercy et le samedi au château de Vincennes.
Les joueurs ont néanmoins conscience que l’image de leur sport est pour l’instant celle d’un jeu fun pratiqué dans un milieu fermé. Un milieu qui aurait perdu son attachement à Harry Potter pour laisser place à une réflexion compétitive et sportive. «Ce n’est vraiment pas une nécessité de connaître l’univers d’Harry Potter», coupe Albert. «Aujourd’hui, la passion pour le Quidditch peut être similaire à la passion d’un footballeur ou d’un rugbyman». Le «balai aérien» en moins.

Gévia Marcus et Mourniac Bruno

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